Hébergement solidaire


Médecins Sans Frontières offre une assistance médicale d’urgence aux migrants sur le territoire français, notamment aux mineurs non-accompagnés.

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Pourquoi héberger ?

Aujourd’hui, ce sont des milliers de mineurs qui vivent à la rue en France après un parcours migratoire souvent chaotique. La plupart ne sont pas pris en charge par les services de l’État alors qu’ils devraient bénéficier d’une protection inconditionnelle au titre de l’enfance en danger.

Ce sont des rescapés qui ont survécu aux multiples dangers rencontrés pendant leur périple, rendu de plus en plus complexe et violent par les politiques actuelles qui misent sur le refoulement et la dissuasion des migrations jugées indésirables.

Sans famille, ils trouvent en France un environnement hostile qui accroît leur isolement : opacité et labyrinthe administratif, manque de structures d’accueil, harcèlement policier.

Pour être reconnus comme mineurs non accompagnés par l’État français, ils doivent prouver leur âge et leur situation. Pour des raisons souvent questionnables, certains se voient refuser cette reconnaissance. Ils peuvent alors déposer un recours auprès du juge des enfants. Mais entre la date de début de cette procédure et le passage devant le juge il peut s’écouler entre 1 à 14 mois ; les jeunes se retrouvent alors dans un « vide juridique ».

Ils ne sont considérés ni comme adulte ni comme mineur et n’ont accès à aucune des structures prévues pour ces deux publics. Ils ne reçoivent aucune aide et survivent dans une situation d’extrême précarité qui se répercute sur leur état de santé physique et mental.

© Antoine Kremer/MSF

Face à cette situation, il est nécessaire qu’une mise à l’abri systématique dans des conditions dignes et sécurisantes soit mise en place en France ainsi qu’un accompagnement et une protection de ces jeunes, quelle que soit leur situation administrative. Mais en attendant que l’État prenne ses responsabilités, ce sont les citoyens qui se mobilisent de plus en plus pour offrir un répit et une mise à l’abri à ces jeunes en situation de grande précarité.

Pour appuyer cette mobilisation importante, MSF, qui intervient auprès des mineurs non accompagnés dans le cadre de son projet à Pantin, a décidé de s’investir dans l’hébergement solidaire, aux côtés de l’association « Accueillons » (Utopia 56) qui bénéficie déjà d’une grande expérience dans ce domaine.  

L’objectif est de mobiliser 3 000 hébergeurs pour mettre à l’abri 1 000 mineurs. En mettant en avant la mobilisation des citoyens et leur volonté d’héberger ces jeunes, MSF et « Accueillons » (Utopia 56) souhaitent alerter sur la difficulté de leur situation et les lacunes de l’État français qui devrait prendre en charge ces jeunes pendant cette période de recours.

Héberger, c’est permettre à ces jeunes de ne pas se retrouver à la rue et leur proposer un environnement sécurisant et serein. C’est aussi une aventure humaine et un engagement concret qui leur permettra d’évoluer dans un milieu rassurant et stable.

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Qui peut être hébergé ?

Ce sont des mineurs non accompagnés (MNA) qui sont engagés dans une  demande de prise en charge auprès de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

Mineur non accompagné

Tout jeune ayant moins de 18 ans et n’ayant pas de représentant légal en France est considéré comme mineur non accompagné (MNA), peu importe sa nationalité.

Mais comment ça se passe pour eux quand ils arrivent en France ?

Lorsqu’un mineur arrive en France et  veut rester sur le territoire français, il doit être mis sous la protection de l’ASE, qui relève de la compétence des conseils départementaux. La France a l’obligation de protéger ces mineurs jusqu’à leur majorité, même s’ils ne déposent pas de demande d’asile.

C’est l’ASE du département dans lequel le jeune dépose sa demande qui va évaluer lors d’un entretien la minorité et l’isolement en France et décider de sa prise en charge.

Pendant cet entretien souvent expéditif et sans service d’interprétariat, le mineur détaille son parcours depuis son pays d’origine, et présente, s’il en a, ses papiers d’identité qui seront examinés.
La décision est généralement remise 5 jours après l’entretien. En attendant la décision de protection, l’Aide sociale à l’enfance doit mettre le mineur à l’abri (Accueil Provisoire d’Urgence – Code de l’action sociale et des familles art. L223-2).

© MSF décembre 2017

5 min pour comprendre… La situation des mineurs isolés

Et ensuite ?

Si la décision est positive, l’ASE se prononce sur la nécessité du placement et prend en charge le mineur non accompagné.

Si l’ASE ne reconnaît pas la minorité, il n’y a pas de prise en charge.  Un recours de la décision est possible si le mineur saisit le juge des enfants.

Mais entre la date de début de cette procédure et le passage devant le juge, il peut s’écouler entre 1 à 14 mois et les jeunes se retrouvent dans un vide juridique. Ils ne sont alors considérés ni comme adulte ni comme mineur et n’ont accès à aucune des structures prévues pour ces deux publics. Ils ne reçoivent aucune aide et survivent dans une situation d’extrême précarité qui se répercute sur leur état de santé physique et mental.

MSF a ouvert, en décembre 2017, un centre d’accueil et d’orientation administratif et médical pour les mineurs non accompagnés. Dans ce centre, les jeunes peuvent notamment instruire leur dossier permettant de saisir le juge des enfants pour faire un recours de reconnaissance de minorité. Une fois la procédure entamée, ce sont ces jeunes qui sont mis à l’abri en hébergement solidaire à travers le partenariat MSF et « Accueillons » (Utopia 56).  En hébergeant un jeune, vous lui permettez d’aborder cette période d’attente dans des conditions dignes et sereines.

© Antoine Kremer/MSF

Comment aider ?

Vous pouvez aider des mineurs non accompagnés en les hébergeant chez vous et ainsi leur permettre de retrouver un cadre serein et sécurisant. Nous cherchons des personnes prêtes à accueillir chez elle un mineur non accompagné pour une période minimum d’au moins un mois. « Accueillons » (Utopia 56) a déjà développé des réseaux d'hébergement solidaire en région de Toulouse à la Bretagne, en passant par Calais et Tours.

Avec Médecins Sans Frontières, « Accueillons » (Utopia 56) a pour objectif de développer l’hébergement solidaire dans de nouvelles régions. Le premier de ces partenariats est lancé en région Occitanie.

 

Qui sommes-nous ?

Médecins Sans Frontières

MSF est une association médicale humanitaire internationale créée en 1971 par des médecins et des journalistes.

Si l’essentiel de notre action reste axée sur les urgences notamment en cas de conflits ou d’épidémies, les situations de grande précarité et d’exclusion des soins que rencontrent désormais les personnes pendant leurs parcours migratoire nous ont amenés à apporter une assistance médicale en Europe (Grèce, Serbie, Italie, France) et à ses portes (Méditerranée centrale et Libye).

 

Accueillons

« Accueillons » est le réseau d’hébergement solidaire lancé par Utopia 56 pour les mineurs non accompagnés avant leur prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). « Accueillons » permet également la prise en charge de familles et personnes vulnérables pour des nuits d’urgence à Paris et Île-de-France, directement avec Utopia 56.

Utopia 56 est une association créée en janvier 2016 en Bretagne pour encadrer le bénévolat qui se déployait alors sur la jungle de Calais. L’association a ensuite géré le premier camp humanitaire de France dès son ouverture à Grande-Synthe près de Dunkerque. Utopia 56 a aussi soutenu le Centre Humanitaire de la Porte de la Chapelle à Paris.

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